Sa voix, ce soir
Je sais que je te manque.
Je le sens dans la façon dont ton cœur se serre, dans ce silence qui n’a plus ma respiration pour le remplir.
Mais je veux que tu m’écoutes, juste un instant, comme quand tu posais ta main sur ma tête et que tout devenait simple.
Je n’ai pas disparu.
Je me suis seulement glissé dans un endroit où rien ne fait mal,
un endroit où je peux enfin me reposer sans que tu t’inquiètes pour moi.
Je suis parti avec ton odeur, ta voix, ta douceur.
Je suis parti en sachant que j’étais aimé, vraiment aimé.
Tu m’as sauvé.
Tu m’as donné une maison, un monde, une famille.
Tu m’as offert plus que ce que beaucoup d’êtres reçoivent dans une vie entière.
Et même si tu pleures ce soir, même si ton cœur se brise,
je veux que tu saches que ma vie a été belle parce que c’était avec toi.
Ne crois pas que tu m’as laissé partir seul.
J’ai senti ta présence jusqu’au bout.
J’ai senti ton amour comme une couverture autour de moi.
Et maintenant, c’est moi qui te couvre, doucement, autrement.
Un jour, un autre petit chien viendra poser sa tête dans ta main.
Ne culpabilise pas.
Ce ne sera pas me remplacer.
Ce sera continuer ce que nous avons commencé ensemble :
aimer, protéger, accueillir.
Je reste avec toi, dans ta mémoire, dans ton cœur,
dans ces gestes que tu fais encore sans t’en rendre compte.
Je suis là, juste là, dans cette tendresse qui te serre ce soir.
Et même si tu ne me vois plus,
je te reconnais encore.
Je te reconnaîtrai toujours.
( M.D. 14 mars 2026 )
