Trente ans de silence, et pourtant…
Trente ans ont passé,
et ton absence
a pris la forme d’une lumière.
Tu n’es plus là,
mais je te sens
dans le souffle des matins,
dans la douceur qui me tient debout
quand le monde vacille.
Ton visage s’estompe,
mais jamais ta présence.
Elle marche à mes côtés,
comme une ombre bienveillante,
comme une main posée
sur mon épaule fatiguée.
Parfois je te parle
dans le secret du cœur,
et j’entends presque ta réponse,
ce murmure de paix
que tu savais offrir.
Trente ans,
et tu me manques davantage.
C’est peut‑être cela,
l’amour qui ne meurt pas :
une absence qui devient lumière,
un père qui reste
dans la profondeur du temps.
( M.D. 2026 )
