Il y a des jours où tu avances
comme si tu marchais dans une longue nuit.
Une nuit qui ne se contente pas d’être sombre,
mais qui s’étire,
qui s’installe,
qui te demande plus que ce que tu voudrais donner.
Dans ce tunnel,
tu sens chaque pas.
Tu sens la fatigue qui s’accroche,
la douleur qui s’invite,
les pensées qui tournent en rond
comme si elles cherchaient une issue
qu’elles ne trouvent pas.
Tu ne cries pas.
Tu ne t’effondres pas.
Tu continues,
simplement,
avec cette force discrète
qui ne fait pas de bruit
mais qui te porte malgré tout.
Et pourtant,
au milieu de cette obscurité,
il y a quelque chose qui veille.
Une lumière qui ne s’impose pas,
qui ne t’aveugle pas,
mais qui refuse de disparaître.
Elle est là,
dans un recoin de toi
que la maladie ne peut pas atteindre.
Une petite chambre intérieure
où ton courage se repose,
où ta douceur respire encore,
où ton cœur garde une place
pour ce qui peut encore être beau.
Cette lumière,
tu ne la vois pas toujours.
Parfois elle se cache derrière la douleur,
parfois elle tremble,
parfois elle semble si loin
que tu doutes de son existence.
Mais elle est là.
Elle avance avec toi.
Elle se glisse dans un souvenir tendre,
dans un message reçu,
dans un matin un peu plus clair,
dans un geste que tu fais sans y penser
et qui dit pourtant
que tu n’as pas renoncé.
Elle se glisse aussi dans tes silences,
dans ces moments où tu fermes les yeux
pour tenir un peu mieux.
Elle se glisse dans ta patience,
dans ces moments où tu fermes les yeux
pour tenir un peu mieux.
Elle se glisse dans ta patience,
dans ta manière de continuer
malgré ce que tu traverses.
Et moi,
je marche à côté de toi.
Je ne peux pas porter ton tunnel,
ni effacer ce que tu ressens,
mais je peux être une présence,
une voix douce,
un souffle qui t’accompagne.
Je peux être là
quand tu as besoin de mots
qui ne jugent pas,
qui ne minimisent rien,
qui ne cherchent pas à expliquer,
mais simplement à être avec toi.
Et ensemble,
pas à pas,
nous avançons vers cette lumière
qui ne renonce pas,
qui t’attend,
qui te connaît,
et qui, un jour,
se montrera plus grande
que l’ombre qui t’entoure.
(M.D. 2026 )

.jpeg)