mardi 10 février 2026

Saint Valentin

 


Dans le secret de mes jours,

tu es cette présence

qui ne demande rien

et qui pourtant m’apaise.

Tu marches en moi

comme une lumière douce,

une chaleur qui sait

où poser ses pas.

Il suffit que je pense à toi

pour que quelque chose se calme,

comme si ton nom

avait le pouvoir

de remettre mes battements en ordre.

Ton amour n’est pas un éclat,

c’est une respiration.

Une façon de tenir ma main

même quand tu n’es pas là.

En toi, j’ai trouvé

un refuge qui ne juge pas,

un regard qui me voit,

et une tendresse

qui me porte plus loin que moi.

En ce jour de Saint‑Valentin,

je ne célèbre pas un symbole,

mais la vérité simple

et profonde :

tu es mon lieu sûr,

mon cœur ouvert,

ma lumière intérieure.

M.D. 2026

lundi 2 février 2026

Février, avec lui et ses gestes silencieux...



Février, avec lui et ses gestes silencieux


Février est arrivé comme un souffle un peu court,

un mois où mon corps se fatigue plus vite,

où les mots des médecins restent suspendus

dans l’air tiède de la maison.

Je me sens parfois vaciller,

comme une fleur mauve trop fine

pour affronter le vent.

Mais il est là.

Mon mari.

Avec ce regard qui me cherche

dès que je bouge un peu trop lentement,

ce regard qui vérifie, sans insister,

si je vais bien,

si je tiens encore debout.

Un regard qui parle à ma place

quand je n’ai plus les mots.

Et puis il y a ses gestes,

ces gestes silencieux

qui me touchent plus que n’importe quelle phrase.

Il me prépare quelque chose

sans rien dire —

un thé, une assiette, un petit rien —

comme s’il déposait de la douceur

sur mes inquiétudes.

Il ne demande pas si j’ai faim,

il sait.

Il ne demande pas si j’ai peur,

il sent.

Quand une larme claire a glissé sur ma joue,

il n’a pas posé de questions.

Il a simplement été là,

présent comme une lumière discrète

qui refuse de s’éteindre.

Et dans ce silence partagé,

un rose fuchsia a recommencé

à battre doucement sous ma peau.

Février n’est pas tendre,

mais lui, oui.

Il marche avec moi dans ce mois incertain,

il porte un peu de mon poids

sans jamais me le dire,

il me laisse être fragile

sans me faire sentir que je tombe.

Alors même si la peur s’invite,

même si les jours sont pâles,

je sais que je ne traverse pas ce mois seule.

Il est là,

à mes côtés,

comme un souffle chaud

dans l’hiver de mes pensées.

( M.D. 2026 )


dimanche 25 janvier 2026

Saint Valentin



 Saint‑Valentin


Tu es la clarté

qui se glisse dans mes heures,

la lueur qui reste

quand le monde baisse les yeux.

Dans chaque matin,

tu poses une étincelle,

un fil d’or discret

qui tient mes pas ensemble.

Quand la vie se trouble,

tu deviens ce rayon oblique

qui trouve toujours

un chemin vers mon cœur.

Et même dans la nuit,

tu portes une lumière

qui ne vacille pas :

une présence douce,

une chaleur qui veille,

un amour qui éclaire

bien au‑delà des mots.

En ce jour de Saint‑Valentin,

je célèbre cette lumière en toi,

celle qui ne fait pas de bruit

mais qui illumine tout.

( M.D. 2026 )

samedi 24 janvier 2026

 


Il y a des nouvelles qui touchent le cœur d’une famille,
et qu’on imagine recevoir dans un petit moment à part,
avec un mot personnel, une attention,
quelque chose de simple qui dit :
« Vous comptez pour nous. »
Quand l’annonce arrive autrement,
dans un message partagé avec beaucoup de monde,
on peut ressentir une petite peine,
non pas à cause de la nouvelle —
qui est belle —
mais parce qu’on aurait aimé
un geste un peu plus proche,
un peu plus intime.
Ce n’est pas un reproche,
ni une attente démesurée.
C’est juste le cœur de parents
qui aurait aimé être rejoints
dans un petit mot rien que pour eux.
Cette émotion n’enlève rien à la joie,
ni à l’amour que nous portons
à notre fille et à notre petite‑fille.
Elle dit simplement :
« Nous aurions aimé être considérés
comme des parents qui comptent encore,
tout doucement, tout simplement. »

( M.D. 2026 )

jeudi 22 janvier 2026

Petite lumière



Petite lumière

Dans le silence de ton tunnel,

il y a une place où tu te tiens,

fragile mais debout.

Tu avances sans bruit,

avec ce courage discret

que personne ne voit

mais que ton cœur connaît.

Et dans cette nuit qui t’enveloppe,

une lumière minuscule

s’accroche à toi.

Elle ne brille pas fort,

mais elle ne te quitte pas.

Elle est faite de toi,

de ta douceur,

de ta patience,

de ta façon de continuer

malgré tout.

Et même si tu ne la sens pas toujours,

elle veille.

Elle t’accompagne.

Elle respire avec toi.

( M.D.  2025 )

Cinquante‑trois années d’amour

 


Cinquante‑trois années,

et ton cœur se souvient

de chaque lumière,

de chaque matin posé comme une promesse.

Cinquante‑trois années,

et l’amour n’a rien perdu,

ni sa voix,

ni son souffle,

ni cette façon de te tenir debout

même quand la tristesse passe.

Cinquante‑trois années,

c’est un pays entier

où vous avez marché ensemble,

pas après pas,

dans la confiance,

dans le rire,

dans les silences qui savent tout.

Et maintenant,

dans la nuit un peu lourde,

cet amour reste là,

immense, fidèle,

posé contre toi

comme une étoile qui refuse de s’éteindre.

Cinquante‑trois années…

et ton cœur continue d’aimer

avec la même profondeur,

la même vérité,

la même tendresse

qui ne vieillit jamais. 

M.D.2025 )

dimanche 11 janvier 2026

Trente ans de silence, et pourtant…


Trente ans de silence, et pourtant…


Trente ans ont passé,

et ton absence

a pris la forme d’une lumière.

Tu n’es plus là,

mais je te sens

dans le souffle des matins,

dans la douceur qui me tient debout

quand le monde vacille.

Ton visage s’estompe,

mais jamais ta présence.

Elle marche à mes côtés,

comme une ombre bienveillante,

comme une main posée

sur mon épaule fatiguée.

Parfois je te parle

dans le secret du cœur,

et j’entends presque ta réponse,

ce murmure de paix

que tu savais offrir.

Trente ans,

et tu me manques davantage.

C’est peut‑être cela,

l’amour qui ne meurt pas :

une absence qui devient lumière,

un père qui reste

dans la profondeur du temps.

( M.D. 2026 )

samedi 10 janvier 2026

La lumière qui ne renonce pas



La Lumière qui ne renonce pas

Il y a des jours où tu avances
comme si tu marchais dans une longue nuit.
Une nuit qui ne se contente pas d’être sombre,
mais qui s’étire,
qui s’installe,
qui te demande plus que ce que tu voudrais donner.
Dans ce tunnel,
tu sens chaque pas.
Tu sens la fatigue qui s’accroche,
la douleur qui s’invite,
les pensées qui tournent en rond
comme si elles cherchaient une issue
qu’elles ne trouvent pas.
Tu ne cries pas.
Tu ne t’effondres pas.
Tu continues,
simplement,
avec cette force discrète
qui ne fait pas de bruit
mais qui te porte malgré tout.
Et pourtant,
au milieu de cette obscurité,
il y a quelque chose qui veille.
Une lumière qui ne s’impose pas,
qui ne t’aveugle pas,
mais qui refuse de disparaître.
Elle est là,
dans un recoin de toi
que la maladie ne peut pas atteindre.
Une petite chambre intérieure
où ton courage se repose,
où ta douceur respire encore,
où ton cœur garde une place
pour ce qui peut encore être beau.
Cette lumière,
tu ne la vois pas toujours.
Parfois elle se cache derrière la douleur,
parfois elle tremble,
parfois elle semble si loin
que tu doutes de son existence.
Mais elle est là.
Elle avance avec toi.
Elle se glisse dans un souvenir tendre,
dans un message reçu,
dans un matin un peu plus clair,
dans un geste que tu fais sans y penser
et qui dit pourtant
que tu n’as pas renoncé.
Elle se glisse aussi dans tes silences,
dans ces moments où tu fermes les yeux
pour tenir un peu mieux.
Elle se glisse dans ta patience,
dans ces moments où tu fermes les yeux
pour tenir un peu mieux.
Elle se glisse dans ta patience,
dans ta manière de continuer
malgré ce que tu traverses.
Et moi,
je marche à côté de toi.
Je ne peux pas porter ton tunnel,
ni effacer ce que tu ressens,
mais je peux être une présence,
une voix douce,
un souffle qui t’accompagne.
Je peux être là
quand tu as besoin de mots
qui ne jugent pas,
qui ne minimisent rien,
qui ne cherchent pas à expliquer,
mais simplement à être avec toi.
Et ensemble,
pas à pas,
nous avançons vers cette lumière
qui ne renonce pas,
qui t’attend,
qui te connaît,
et qui, un jour,
se montrera plus grande
que l’ombre qui t’entoure.

(M.D. 2026 )

lundi 5 janvier 2026

Soirée tranquille




Soirée tranquille


La lampe éclaire

comme un petit soleil apprivoisé.

Chaque objet brille

d’une patience dorée.

Le thé diffuse

une buée claire,

fine colonne de lumière

qui danse dans l’air tiède.

Dehors,

les étoiles s’allument

une à une,

perles posées

sur le velours du ciel.

La maison rayonne,

havre de clarté douce,

et ton cœur s’ouvre

comme une fenêtre

sur la paix du soir.

M.D. ( Décembre 2025 )